LE MÉDIAPHI

LES DERNIERS ARTICLES

  • Le débat peut-il faire irruption dans le jeu ?
    Malgré ce caractère de liberté apparemment sans concession du jeu, il reste que le premier mouvement du·de la joueur·se est un mouvement de soumission de sa volonté à un certain nombre de règles proposées
  • Les discours du jeu vidéo
    Le jeu vidéo est rapidement devenu un loisir de masse durant la fin du XXème siècle. Ce statut a régulièrement provoqué l’intérêt à propos des discours qu’il peut porter. Dans cet article, nous nous intéressons à la formation de ceux-ci, aux moyens et aux buts de leur mise en circulation, aux liens qu’ils entretiennent avec le débat.
  • Les réseaux sociaux sont-ils un progrès pour les débats ?
    Dans une analyse sur W. Lippmann, Barbara Stiegler examine « l’accélération brutale, à l’époque industrielle, de l’élargissement progressif de l’environnement de l’espèce humaine jusqu’à la constitution d’une Grande Société. » [Stiegler, Il faut s’adapter, Gallimard, 2019] Cet élargissement n’en est que plus absolu aujourd’hui, à l’heure où le monde est connecté, c’est-à-dire où nous pouvons tous – chacun – être relié à n’importe qui.
  • Rire avec les oppresseurs
    Même certains saisonniers à mes côtés rient, et, je ne comprends pas trop pourquoi une femme s’amuse des plaisanteries sexistes, une personne noire pouffe à des blagues racistes, moi ça me plombe le moral plus qu’autre chose… Ils me disent que c’est une manière de se défaire des ségrégations, moi je leur réponds que c’est surtout une façon de les banaliser.
  • Antispécisme vs humanisme : une absence de débat
    Un bon exemple du refus généralisé du débat est ce qu’on a appelé les arguments absurdes. Les arguments dénués de toute valeur qu’on nous oppose encore souvent, qui ne sont ni logiques ni factuels, participent aussi à leur manière à nous faire taire ; qu’on pense au cri de la carotte, à « les animaux ne souffrent pas », à « tu es maigre/pâle… » {…} C’est bien le végétarisme pour les animaux qui suscitait, et suscite encore, ces réactions quasi systématiques. C’est qu’il remet en question un ordre du monde, un ordre de domination : notre ordre social humaniste.
  • Comment nos mots forgent nos maux
    Dans L’homme révolté, Albert Camus exprime la nécessité d’utiliser des mots adéquats pour éviter de nourrir le mensonge universel. Cette notion peut être rattachée à celle de la doxa, définie en tant qu’ensemble d’opinions et de préjugés considérés comme évidents au sein d’une culture donnée, souvent sans recul ni délibération. Pour éclaircir la confusion du monde dans lequel nous vivons et éviter de tomber dans une doxa aux effets destructeurs, le fait d’avoir de nouveaux outils linguistiques pour définir nos expériences, qu’elles soient collectives ou individuelles, semble essentiel.
  • Vote ou consensus ? Entre démocratie et illusion
    Que le système de vote soit spécifique aux sociétés occidentales ne constitue pas un argument en soi contre le vote. Cependant, il nous invite à nous interroger sur le fait d’associer le vote à la prise de décision démocratique par excellence. La « démocratie » renvoie au « pouvoir du peuple ». Nous considérons le vote comme un outil démocratique dans la mesure où il cherche à rendre compte de l’avis du peuple via celui du plus d’individus possible, c’est-à-dire de la majorité. La majorité est pourtant difficile à définir.
  • Un matérialisme contre une supercherie masculiniste
    Combien de vos amis ne vous ont pas dit une fois, en plus de l’éternel #notallmen, que les hommes souffraient aussi de la domination masculine, qu’il fallait leur faire confiance et qu’ils pouvaient prendre eux-mêmes leur destin en main {…} pour proclamer à la fin qu’il n’y a « pas besoin de révolution », que les individus peuvent changer tout seuls, à leur rythme ?
  • La non mixité : essence radicale ou radicalisation de la pensée féministe ?
    Si beaucoup pensent, et ont l’impression que le monde change sans eux, qu’ils revendiquent une masculinité mis à mal, c’est que la place que prend la femme au XXIème siècle, n’a jamais été une «norme» et dérange, encore et toujours. En revanche c’est bien parce qu’elle n’a jamais été une «norme» que les mouvements féministes font autant de bruit. Mais alors ? c’est le serpent qui se mord la queue ? Y a t-il vraiment une réponse, une solution à ce problème ?
  • Renouveau matérialiste dans la pensée féministe contemporaine
    S’enquérir du retour du matérialisme aujourd’hui et de son usage crucial pour balayer les relents masculinistes et menaces antiféministes, mais aussi pour aller jusqu’au bout des implications philosophiques absentes des réflexions des années 1970, c’est nous donner les moyens de mettre au jour les insuffisances des systèmes capitalistes et libéraux lorsqu’ils prétendent défendre la « cause des femmes ». Nous avons choisi d’ouvrir ce nouveau volet de l’Enquête philo’ par un entretien avec Pauline Clochec, maîtresse de conférence à l’université d’Amiens, spécialiste de philosophie allemande et de la pensée féministe.
  • Édito : « Le Débat »
    Le Médiaphi chercherait des sujets à débat… mais au fait, qu’est-ce que ce « débat » dont nous avons fait notre ligne directrice ? Voilà, d’un côté, un sujet plus complexe qu’il n’y paraît, et de l’autre, une rédaction jeune et pleine d’entrain, puisqu’elle accueille cette année de nouveaux membres ! Le match a porté ses fruits : nous voici avec ce numéro tout frais, qui n’a pas manqué de plonger l’équipe dans des débats remplis d’effroyables mises en abyme.
  • Lycée du Parc : exposer le(s) portrait(s)
    Quelle vision avez-vous de vous-même ? Quel regard vous définit le mieux : le regard extérieur d’un étranger qui ne juge que votre apparence, celui que vous portez sur votre miroir en pensant vous connaître ou celui que votre conscience impose à votre âme ? Si vous deviez faire votre portrait, accorderiez-vous plus d’importance à la beauté des traits ou à l’aura du cadre ?
  • Des mensonges à la violence, jusqu’à la désobéissance politique
    L’angle de vue de l’arbitrage moral a été tellement véhiculé par les discours intellectuels, engagés ou non, que cette rhétorique de la responsabilité individuelle imprègne jusqu’au discours des militant·e·s quand on les interroge sur leurs pratiques. Penser avec Arendt, c’est donc se donner la possibilité de dépasser la question de la morale et finalement se donner les moyens de traiter la question de la désobéissance à la loi d’un point de vue politique.
  • La condition confinée de l’homme moderne
    Dans La Condition de l’homme moderne, elle s’attaque à plusieurs aspects du monde moderne : la glorification de la valeur travail, l’effacement du politique ; autant de phénomènes qui n’ont vraisemblablement pas disparu avec la fin du confinement. Au contraire, il semble que même confinés nous soyons restés modernes, et, peut-être même, avons nous été d’autant plus modernes que nous étions confinés.
  • Un logement à soi-même
    Derrière les murs de nos chambres, l’histoire de nos vies se déroule. Avoir un endroit pour dormir en paix, être au calme et se reposer, nous semble anodin, mais ce plaisir si simple et ordinaire reste un luxe loin d’être offert à tous. Si avoir un lieu pour s’abriter ne suffit pas pour que nous nous y sentions à l’aise, qu’est ce qui nous fait nous sentir chez nous ?
  • Pauvreté & précarité : la Guerre des Mondes
    La précarité renvoie à une situation de fragilité, à une incertitude à propos de la situation économique et sociale bien plus difficile à chiffrer que la pauvreté qui caractérise un manque pouvant être quantifié en termes de valeur absolue (le seuil de pauvreté en France est fixé en deçà de 50 % du revenu médian français).
  • La République monétaire des Gones
    On peut croiser à Lyon une monnaie citoyenne appelée la Gonette, un phénomène local représenté avec des plumes. C’est un petit succès, tout comme les nouvelles monnaies qui fleurissent partout dans l’hexagone. Nouvelles monnaies, vous avez dit ? Pas si sûr, Platon en parlait au Vème siècle !
  • Spécisme et patriarcat
    Si nos luttes sociales cherchent à tendre vers la mise en place d’une société fondée sur l’empathie plutôt que sur la domination, nous ne pouvons plus faire l’impasse sur le spécisme. Ou bien on détruit la domination partout, en comprenant sa structure globale autant que ses formes particulières, ou on ne la détruit nulle part.
  • Des animaux et des anars
    Le socialisme a cherché à émanciper l’homme de l’exploitation capitaliste, mais quelle place a été faite à la question animale ? Le courant marxiste auquel on pourrait penser en première instance semble par exemple avoir fait peu de cas de la question. Cela n’a rien d’étonnant puisque dans les textes l’animal, loin d’apparaître comme un camarade à émanciper, est le plus souvent posé comme ce dont il faut se distinguer.
  • Entretien : « Politiser l’éthique animale »
    Un retour à la racine sur la question de l’éthique animale avec un entretien de Patrick Llored, enseignant-chercheur en philosophie qui nous met sur les pas de François d’Assise, saint catholique selon lui en rupture avec le catéchisme anthropocentrique de l’Église. Une enquête dont la piste à travers temps, nous conduira à soumettre la domination à la question : sur quel argument théorique se fonde-t-elle ?
  • Édito : « L’Humour »
    Lors d’un banquet, un empereur, celui qui doit son nom à ses souliers, rit aux éclats. Qui ça ? Caligula. Pourquoi ? Pour le moment nul ne le sait, alors les consuls par compassion ou contagion joignent leurs rires au sien. Une fois la crise d’hystérie finie, il explique : « Je ris de penser que d’un geste de moi vous pouvez à l’instant tous êtres égorgés ! » Après ça, est-il encore permis de rire ?
  • Édito : « L’Éducation »
    Parmi toutes les histoires que mon grand-père aura pu raconter sur ses années d’enseignement, ma préférée est aussi la toute première. Fraîchement nommé à Constantine en octobre 1954 et pas bien plus âgé que ses élèves (ni que moi actuellement), le voilà qui cherche une manière nouvelle de faire apprendre ses leçons à un jeune public.